Les Vans des Volcans • 31 juillet 2026 • Lecture 7 min
Franchir les Alpes, c’est passer d’un monde à l’autre en une matinée. De l’autre côté vous attendent les collines du Piémont, les grands lacs bordés de palmiers, les cyprès de Toscane et les villages accrochés à la Ligurie. Un itinéraire de deux semaines où l’on mange aussi bien qu’on roule.
Première étape vers l’est par Grenoble et le Briançonnais, avec une nuit en altitude avant de basculer en Italie par le col du Montgenèvre — ouvert toute l’année, plus doux qu’il n’y paraît. On redescend sur Sestrières et la vallée de Suse, et l’Italie commence là, dans le premier café pris debout au comptoir.
Turin surprend : arcades interminables, cafés historiques, Musée égyptien et la silhouette de la Mole Antonelliana. Au sud s’étendent les Langhe et le Roero, collines classées à l’UNESCO où l’on roule de village en village entre les vignes de barolo et de barbaresco. Alba, Barolo, La Morra : les caves accueillent volontiers les voyageurs, et certaines proposent une nuit sur place.
Cap au nord-est vers le lac Majeur et ses îles Borromées, puis le lac de Côme et ses villas suspendues au-dessus de l’eau. Attention, les routes qui longent les rives sont étroites et très fréquentées en été : privilégiez le lac d’Orta, plus confidentiel, ou la rive orientale du lac de Garde côté Vénétie, plus large et mieux équipée pour les vans.
Descente vers le sud : Florence pour une journée de musées, Sienne et sa place en coquille, puis le Val d’Orcia, ses routes bordées de cyprès et ses villages perchés — Pienza, Montalcino, Montepulciano. C’est là qu’on ralentit vraiment. Prévoyez deux jours de plus que ce que vous aviez prévu, vous les utiliserez.
On remonte par la côte : les Cinque Terre se visitent en train ou à pied depuis La Spezia — n’essayez pas d’y entrer en van, les villages sont fermés à la circulation. Portofino, le golfe du Tigullio, puis Gênes et sa vieille ville, avant de rentrer par la Provence ou le tunnel du Fréjus.
Deux points méritent votre attention en Italie. D’abord les ZTL, ces zones à trafic limité qui protègent les centres historiques : elles sont sous vidéosurveillance, l’amende tombe automatiquement et se cumule à chaque passage. Garez-vous systématiquement dans les parkings extérieurs. Ensuite les péages : au-delà de 1,30 m de hauteur au premier essieu, le véhicule passe en classe B, sensiblement plus chère qu’une voiture. Le réseau d’aree di sosta camper est excellent, comptez 15 à 25 € la nuit avec les services.
Bon à savoir : comme en Espagne, dormir dans le van garé est légal, mais tout ce qui étend l’emprise au sol (vérins, auvent, table) transforme le stationnement en camping — et devient sanctionnable.
Des cols alpins aux collines toscanes, l’Italie du van se savoure lentement, une étape et une trattoria à la fois. Vous partez quand ?