Les Vans des Volcans • 9 juillet 2026 • Lecture 6 min
Voici un chemin de légende qui naît, lui aussi, en Auvergne. Le GR70, ou Chemin de Stevenson, relie Le Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire) à Saint-Jean-du-Gard, sur environ 250 km de nature sauvage. En 1878, l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson l’a parcouru avec son ânesse Modestine ; en van, on suit sa trace, du Velay aux Cévennes.
Le voyage commence dans ce village de caractère où Stevenson prépara son périple et acheta Modestine. On s’imprègne de l’ambiance avant de mettre le cap au sud, comme lui : en prenant son temps, curieux de chaque paysage.
Le chemin traverse le Velay puis la Margeride : Le Bouchet-Saint-Nicolas, Pradelles (l’un des plus beaux villages de France), Cheylard-l’Évêque et ses forêts profondes. Des paysages rudes et magnifiques, où l’on croise plus de vaches que de voitures.
Point culminant de l’itinéraire : l’ascension du Mont Lozère et de son pic de Finiels, entre Le Bleymard et Le Pont-de-Montvert. Landes d’altitude, blocs de granite et grands horizons : la section la plus sauvage, et sans doute la plus belle.
La dernière partie plonge au cœur du Parc national des Cévennes : Florac, la Corniche des Cévennes et ses points de vue, les vallées de châtaigniers… jusqu’à Saint-Jean-du-Gard, terme du voyage de Stevenson comme du vôtre. Chapeau bas, Modestine.
Comme pour Compostelle, l’esprit est d’accompagner le sentier : on stationne, on marche une étape ou deux, on récupère le van plus loin. Les routes de montagne sont étroites et sinueuses (Mont Lozère, Corniche des Cévennes) : prudence et lenteur. Villages-étapes et aires jalonnent le parcours.
Bon à savoir : pour l’anecdote, c’est de ce voyage que Stevenson tira son récit « Voyage avec un âne dans les Cévennes ».
Sur les traces de Stevenson et de son ânesse, ce voyage en van relie l’Auvergne aux Cévennes par les plus beaux chemins de traverse. Une échappée littéraire et sauvage, au départ de chez vous.